Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Rechercher

11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 17:39

Les évènements en Ukraine ne me laissent pas silencieux. Mon coeur est profondément européen, mais aussi et surtout aux droits des peuples à disposer d'eux-mêmes et pas aux droits de certains peuples à choisir pour les autres... Voici donc ici, ma participation à la discussion sur le Monde.fr où la question est : Ukraine : que doivent faire les Européens et les Américains ?

-----------------

Premièrement, il revient de changer de vocabulaire pour définir la crise en Ukraine.
Il y a les pro-gouvernement-provisoire et les anti-gouvernement-provisoire (et non pro-ukrainien et pro-russe ou séparatistes ou pire, terroristes)
Et puis il faudrait que la communauté internationale inspecte un peu mieux qui fait partie de ce gouvernement provisoire. Les Européens et les Américains doivent mieux connaîtres les idéaux de certains des membres de ce gouvernement provisoire. Ils sont ouvertement d'extrème droite ultra-nationaliste (Svoboda).
Évidemment, l'ultra-nationalisme ne peut pas correspondre à l'ensemble des Ukrainiens d'aujourd'hui (la majorité silencieuse aussi bien que les anti-gouvernement-provisoire).

Il ne fait aucun doute que la révolte de février à Kiev a bel et bien été suivie par une large majorité du peuple, mais les opportunistes de l'extrème-droite ultra-nationaliste ont pris les devants sur les négociations avec les USA et l'Europe pour s'auto-proclamer dirigeants provisoires du pays.
Quels sont les intérêts cachés des instances internationales ? Le problème reste que, si des mesures importantes de sanctions contre le gouvernement-provisoire ne sont pas prises, alors le peuple Ukrainien va être scindé en deux et les ultra-nationalistes vont pouvoir continuer leur emprise et installer leurs idées.

Il faut sanctionner l'inaction de Kiev vis-à-vis des évènements à Odessa.

Et encore une fois, il faut, malheureusement pour beaucoup, mieux négocier avec les Russes. Poutine n'est pas aimé de la communauté internationale, mais il a une légitimité particulière quant à la gestion de crise dans un pays partageant un passé historique et surtout culturel fort. Une juste et véritable collaboration internationale doit se faire pour inspecter à la fois le gouvernement-provisoire et les milices anti-gouvernement-provisoire à l'Est du pays.

Le référundum va certainement clairement montrer la volonté dure des anti-gouvernements de l'Est de s'éloigner justement de ce gouvernement dont ils ne partagent absolument pas la vision, ni les intentions. N'ayant pas de candidats qui puissent réellement et justement les représenter, il en va de soi qu'ils ne veuillent plus participer à la vie politique de ce pays. Mais rien ne dit qu'ils rejoigneront la Russie (à l'instar de leur voisin du Sud en Crimée), bien qu'une certaine logique pourrait les y amener.

Pour finir, l'Ukraine est tiraillée entre deux voisins puissants qui souhaitent créer avec elle des liens économiques durables et forts. Ce pays n'est pas prêt à trancher car il n'est pas encore suffisamment unifié. Et les instances internationales doivent garder cela à l'esprit afin de ne pas précipiter les choses.

Partager cet article

Repost 0

commentaires