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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 22:47

On taillade-on transperce-on déchire-on découpe.

A croire qu'elle aime.

C'est à croire qu'elle aime te voir souffrir.
T'observer mourir à petit peu. T'éteindre.
Perdre ta splendeur et ton énergie d'antant.

Un brin de sadisme dans son regard.

La souffrance des uns fait l'indifférence des autres.

Le bonheur rend aveugle.

Tu es banal mon cher. La banalité te rend invisible.
Triste sort d'une redescente terrestre.

Hâché menu, 
tu la contemples une dernière fois. 
Elle fait déjà partie de ton passé,
d'un temps révolu.

Cette page qui tarde à se tourner,
c'est comme un hiver sans neige ou un été sous la pluie;
le vide; l'absence; le manque.

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