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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 23:01

Dex.jpg

 

Sometimes partners find us, and as much as we try to push them away, they work their way into our lives regardless, until we finally realize how much we need them.

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 13:17
"Vous même"! L'"identité", qu'est-ce que c'est encore que ce snobisme? Vous croyez que nous sommes "nous-mêmes", autour de cette table? Etre "soi", monsieur, c'est être le bon cheval, au bon moment, sur la bonne case du bon échiquier! ou la reine, ou le fou, ou le dernier des petits pions!
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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 13:17
Le Livre est une fête, tous les Salons du livre vous le diront. Le Livre peut même ressembler à une convention démocrate dans la bonne ville d'Atlanta. Le Livre peut s'offrir ses groupies, ses banderoles, ses majorettes, ses flonflons, comme n'importe quel candidat à n'importe quelle mairie de Paris. Deux motards peuvent ouvrir la voie à la Rolls du Livre, et deux rangées de gardes républicains lui présenter leur sabre. Le Livre est honorable, il est légitime qu'il soit honoré. Si quinze jours après avoir reçu une branlée monumentale, le roi du Livre en est encore à compter ses côtes et à trembler pour ses frêres et soeurs, il n'en reste pas moins le caïd de la fête.
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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 13:12
-Si je vous demande quelle est votre principale qualité, que me répondriez-vous?
-Entreprendre.
-Et votre principal défaut?
-Ne pas tout réussir.
-Auriez-vous connu, l'échec? C'est à peine pensable quand on vous voit.
-J'ai perdu des batailles, mais j'en ai toujours tiré l'enseignement qui mène à la victoire finale.
-Que conseilleriez-vous à un jeune d'aujourd'hui qui souhaiterait entreprendre?
-Vouloir ce qu'il veut, se lever tôt, ne rien attendre que de lui-même.
-Comment naissent vos personnages de roman?
-De ma volonté de vaincre.
-Les femmes de vos romans sont toujours belles, jeunes, intelligentes, sensuelles...
-Elles ne le doivent qu'à elles-mêmes. Une apparence, cela se conquiert, et cela devient votre vérité.
-Si je vous ai bien compris, tout le monde peut être beau, intelligent et riche?
-C'est une question de volonté.
-La beauté, une question de volonté?
-La beauté est d'abord intérieure. La volonté l'extériorise.
-Vous parlez toujours de volonté. Mépriseriez-vous les faibles?
-Il n'y a pas de faibles, il n'y a que des gens qui ne veulent pas vraiment ce qu'ils veulent.
-Vous-même, avez-vous toujours désiré la richesse?
-Dès l'âge de quatre ans, dès que je me suis su pauvre.
-Une revanche sur la vie?
-Une conquête.
-L'argent fait-il vraiment le bonheur?
-Il en est la condition première.
-Vos héros s'enrichissent très jeunes, et l'âge est un thème qui revient fréquemment sous votre plume. Que pensez-vous de l'âge?
-L'âge est une vacherie mademoiselle.
-Vous dites?
-Je dis qu'à tout âge l'âge est une vacherie maximum: l'enfance, âge des amygdales et de la totale dépendance; l'adolescence, âge de l'onanisme et des interrogations vaines; la maturité, âge du cancer et de la connerie triomphante; la vieillesse, âge de l'artérité et des regrets inopérants.
-Comment vous situez-vous, par rapport à la problématique de l'argent?
-Si je me mirais dans la gamelle de ceux qui n'ont rien à croûter, je me situerais du côté du fusil.
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 22:32
C'est de Daniel Pennac, pas de moi évidemment. Pas le temps. Trop occupé à lire les oeuvres des autres.

Oui, durant cet été 2009, après avoir adoré Chagrin d'école l'été dernier, j'ai voulu approfondir ma connaissance de l'oeuvre de Monsieur Pennac.

J'ai trouvé, au hasard d'une fouille dans la bibliothèque familiale, Messieurs les enfants. Une fois de plus je me suis trouvé émerveillé du talent de l'auteur. Je me suis empressé d'ordonner au chef de famille de nourrir sa bibliothèque d'autres extraits de l'oeuvre.

Et puis, j'ai lu 3 titres de la célèbre saga Malaussène: Au bonheur des ogres, La Fée carabine, Monsieur Malaussène au théàtre. La Petite Marchande de prose m'attend sur mon chevet. C'est un vrai régal. Je retrouve un certain goût à la lecture que j'avais perdu en me retrouvant plongé la tête dans les textes de mes études, beaucoup moins amusants!

J'ai également lu les trois versions de Merci réunies dans un seul bouquin. Le tout premier texte, puis Mes italiennes qui explique l'adptation théàtrale, puis le texte final de l'adaptation. Si je m'amusais à hiérarchiser, celui-ci viendrait se placer en seconde position (derrière le magnifique Chagrin d'école).

J'ai également goûter à une aventure de Kamo, L'agence Babel. Joli petit livre pour enfants, bien ficelé et plaisant à lire.

Je viens de commander une floppée de romans et autres articles de Monsieur Pennac. J'espère pouvoir vite replonger dans cet unique univers. Il est fort, très fort.
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 21:48
Avec ou sans amour? Pas d'alternative. Le devoir d'amour! L'obligation au bonheur! La garantie félicité! L'autre dans le blanc des yeux! Un univers de merlans frits! je t'aime tu m'aimes...
    Mais qu'est-ce qu'on va faire de tout cet amou-ou-our?
    La nausée!
    ...
    D'où ça te vient, cette religion de l'amour? Où est-ce que tu l'as chopée, cette vérole rose? Petits coeurs qui puent la fleur! Ce que tu appelles l'amour... au mieux, des appétits! Au pis, des habitudes! Dans tous les cas une mise en scène! De l'imposture de la séduction jusqu'aux mensonges de la rupture, en passant par les regrets inexprimés et les remords inavouables, rien que des rôles de composition! De la trouille, des combines, des recettes, la voilà la belle amour! Cette sale cuisine pour oublier ce qu'on est! Et remettre la table tous les jours! Tu nous emmerdes avec l'amour! Change tes yeux! Ouvre la fenêtre! Offre-toi une télé! Lis le journal! Apprends la statistique! Entre en politique! Travaille! Et tu nous en reparleras de la belle amour!
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 21:42
C'est bizarre, l'Homme. A ce moment-là encore, j'avais l'occasion de me tirer en remerciant le bon dieu Hasard. Mais une des innombrables particularités qui distinguent l'homme de bestiole, c'est qu'il en veut plus. Et même quand il a la quantité suffisante, c'est la qualité qu'il réclame. Les faits bruts ne lui suffisent pas, il lui faut aussi les "pourquoi", les "comment" et les "jusqu'où".
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 17:45
Je voudrais qu'on m'apprenne à dégueuler de l'humain, quelque chose d'aussi sûr que deux doigts au fond de la gorge, qu'on m'apprenne le mépris, ou la bonne grosse haine bestiale, celle qui massacre les yeux fermés, je voudrais que quelqu'un se pointe un jour, me désigne quelqu'un d'autre et me dise: celui-là est le salaud intégral, chie-lui sur la tête, fais-lui bouffer ta merde, tue-le et massacre ses semblables. Et je voudrais pouvoir le faire, sans blague. Je voudrais être de ceux qui réclament le rétablissement de la peine de mort, et que l'exécution soit publique, et que le condamné soit guillotiné par les pieds d'abord, puis qu'on le soigne, qu'on le cicatrise, et qu'on remette ça une fois guéri, nouveau guillotinage, toujours par l'autre bout, les tibias, cette fois, et de nouveau soigné, et de nouveau cicatrisé, et clac! les genoux, au niveau de la rotule, là où ça fait le plus mal; je voudrais appartenir à la vraie famille, innombrable et bien soudée, de tous ceux qui souhaitent le châtiment. [...] Je voudrais appartenir à la grande, belle Ame Humaine, celle qui croit dur comme fer à l'exemplarité de la peine, celle qui sait où sont les bons, où sont les méchants, je voudrais être l'heureux proprio d'une conviction intime, putain que j'aimerais ça! Bon Dieu, comme ça simplifierait ma vie!
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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 10:55
Il y a ceux que le malheur effondre. Il y a ceux qui en deviennent tout rêveurs. Il y a ceux qui parlent de tout et de rien au bord de la tombe, et ça continue dans la voiture, de tout et de rien, pas même du mort, de petits propos domestiques, il y a ceux qui se suicideront après et ça ne se voit pas sur leur visage, il y a ceux qui pleurent beaucoup et cicatrisent vite, ce qui se noient dans les larmes qu'ils versent, il y a ceux qui sont contents, débarrassés de quelqu'un, il y a ceux qui ne peuvet plus voir le mort, ils essayent mais ils ne peuvent plus, le mort a emporté son image, il y a ceux qui voient le mort partout, ils voudraient l'effacer, ils vendent ses nippes, brûlent ses photos, déménagent, changent de continent, rebelotent avec un vivant, mais rien à faire, le mort est toujours là, dans le rétroviseur, il y a ceux qui pique-niquent au cimetière et ceux qui le contournent parce qu'ils ont une tombe creusée dans la tête, il y a ceux qui ne mangent plus, il y a ceux qui boivent, il y a ceux qui se demandent si leur chagrin est authentique ou fabriqué, il y a ceux qui se tuent travail et ceux qui prennent enfin des vacances, il y a ceux qui trouvent la mort scandaleuse et ceux qui la trouvent naturelle avec un âge pour, des circonstances qui font que, c'est la guerre, c'est la maladie, c'est la moto, c'est la bagnole, l'époque, la vie, il y a ceux qui trouvent que la mort c'est la vie.
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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 15:40


http://www.youtube.com/homeprojectFR


Jusqu'au 14 juin, ce film est disponible en HD sur YouTube. Prenez l'heure et demie qu'il dure pour le visionner.

Tout est vivant, tout est lié. Tout s'accélère. (Yann Arthus-Bertrand)
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