C'est comme si t'avais débranché mon cerveau. Tu as trouvé la fonction veille, avec économiseur d'écran, celle où l'ordinateur ne fonctionne pas réellement, et où des images défilent à longueur de
temps, seule activité de réflexion, machinale.
Rien ne te fait disparaitre. Ni la musique, ni les livres, ni le repos, ni le jardinage, ni le travail. Agréable omniprésence. Pas vraiment dérangeante, plutôt plaisante.
Et pourtant je te fuis... Ces quelques instants loin de toi font de moi l'homme qui part en mer, on ne sait pas quand il reviendra, s'il reviendra. Mais son esprit et son image sont toujours
là.
Reste à ne rien détruire, tout est à construire.
Le temps n'est pas compté. Le temps n'est pas conté.