La protophilosophie, ou l'art de parler pour ne rien dire.
Et on s'arrête 5 secondes et on regarde où on en est...
En 5 secondes? Mmh probablement besoin de plus de temps c'est certain!
En tout cas, ça fout les boules... Tu ne sais pas trop par où commencer. Ton nombril? Ou autour de toi? Tu creuses dans ton cerveau pour savoir. Tu te perds évidemment, mais tu te prends surtout à espérer qu'un jour, tout ne fera qu'un. Que ces miettes de bonheur éparpillées pourront un jour former un tout.
Et tu prends un sacré coup dans la tronche, parce que c'est une longue route qui t'as amené là où tu es. Bon, tu ne sais pas trop non plus où tu vas, ce ne sont pas des rails mais des routes en lacets. ça tourne! Tu peux prendre les virages à toute berzingue, à tes risques et périls! Tu peux prendre ton temps et t'arrêter à chacun de ces virages, observer, contempler, sans trop te soucier du chemin qu'il reste à faire, de toute façon tu ne sais pas où tu vas! Grand fou!
Au final, t'es comme tous les autres, t'as beau vouloir penser aux autres avant ta poire, tu te retrouves à regarder ton nombril. On peut te l'accorder juste une fois dans l'année? Pour être sympa?
Ton p'tit bonhomme, il s'est bien arraché quand même. Il a accompli.
Non cette phrase n'est pas bizarre: "Il a accompli." Point à la ligne. Tourné comme ça, c'est indiscutable. C'est comme dire: "l'eau, ça mouille." et bien lui, il a accompli.
Ah, mais quoi? Boarf, est-ce si important de le savoir? Non surement pas. Parfois il faut savoir prendre les choses comme elles sont. Aussi légères, inachevées ou même aussi inintéressantes qu'elles soient. Oui, on peut les changer, chacun a sa manière de (vouloir) changer les choses. ça marche, pas toujours, mais ça marche!
Pensez bien à cela les enfants: accomplissez. Peu importe quoi, peu importe à quelle échelle. C'est votre problème si vous y portez de l'importance, mais ce qui compte avant tout, c'est d'accomplir.
Accomplissons.