Le Livre est une fête, tous les Salons du livre vous le diront. Le Livre peut même ressembler à une convention démocrate dans la bonne ville d'Atlanta. Le Livre peut s'offrir ses groupies, ses
banderoles, ses majorettes, ses flonflons, comme n'importe quel candidat à n'importe quelle mairie de Paris. Deux motards peuvent ouvrir la voie à la Rolls du Livre, et deux rangées de gardes
républicains lui présenter leur sabre. Le Livre est honorable, il est légitime qu'il soit honoré. Si quinze jours après avoir reçu une branlée monumentale, le roi du Livre en est encore à compter
ses côtes et à trembler pour ses frêres et soeurs, il n'en reste pas moins le caïd de la fête.